This website uses ‘cookies’ to give you the best, most relevant experience. Learn more Accept
Click background to close pop-up

Notify me!

EMAIL

NAME



Home
Composers
Catalog
Store
Infos
Cart
Menu
B
François Bayle
Franck Bedrossian
Thierry Blondeau
C
Raphaël Cendo
D
Denis Dufour
Pierre Dutrieu
F
Luc Ferrari
H
Pierre Henry
L
Vincent Laubeuf
Ramon Lazkano
Lin-Ni Liao
José Manuel López López
M
Paul Méfano
P
Bernard Parmegiani
Gérard Pesson
R
Colin Roche
S
Oriol Saladrigues
Pierre Schaeffer
V
Davor Vincze
Menu
Scores Books Records Music paper Limited editions Manuscripts Subscription Plans Merchandising
Menu
About us Places FAQ Pro Network
Luc Ferrari
J'ai été coupé
1960-69

acousmatic work
12'

listen
buy
Notify me!
Other formats
to be published soon
Enquire
Performance Set Rental
High res audio file
Learn more
Subscription plans
Include it in a plan to access
the full catalog from 1€/month
« A meditation on loneliness and sleep. »
« Une méditation sur la solitude et le sommeil. »
Luc Ferrari



Description
fr

Abstract music, but perhaps also a meditation on loneliness and sleep.
In 1969, I wrote a text on this music. I said: ‘... I do not know why I called it “I was cut”, or rather, I do know, but I do not want to say why. It does not have any relationship with the music. It does not have any relationship with me, or it has a relationship with the two perhaps...’ etc. It’s funny, the language of that time. The other day while listening to this music, which I had not heard for a long time, images came to me. I will try to explain.
At that time, we did not have synthesisers, nor computers, racks, rhythm boxes, and all current things in the studios of today. I remembered how I made certain sounds that seemed quaint, to me, a little folk, but all the same rather funny. For example, I had found at a flea market a whole set of measuring instruments with a resemblance to tuning forks of various sizes. They were suspended with steel springs and rotating while going up and down. These tuning forks emitted a twisted and fluctuating sound. I had invented another instrument: simple nylon wire, but very long, of fifteen meters perhaps. Stretched across the studio, with a microphone in contact with one of the ends. I attacked the wire with a wooden rod, which produced an odd electronic sound that only the microphone could hear.
What was funny is that the wire was so long that to obtain melodies I had to run several meters of it, and if the wire had not been as long, there would not have been a sound. I even remember that to tighten it I had used the handle of the heavy door of the studio, which allowed me, by closing it, to exploit the tension of the wire.
It was full of other tricks, but that would take too long to explain... All these images do not explain, of course, why I was cut off.
[Luc Ferrari]
Musique abstraite, mais peut-être aussi une méditation sur la solitude et le sommeil.
En 1969, j’ai écrit un texte sur cette musique. Et j’y disais : “... je ne sais pourquoi, je l’ai appelée ‘J’ai été coupé’ ou plutôt je le sais mais je ne veux pas le dire. Cela n’a aucun rapport avec la musique. Cela n’a aucun rapport avec moi ou bien ça a un rapport avec les deux peut- être...” etc. C’est drôle ce langage d’époque.
L’autre jour, en écoutant cette musique que je n’avais pas entendue depuis longtemps, il m’est venu des images que je vais essayer de raconter.
Dans ce temps-là, nous n’avions pas de synthétiseurs, ni d’écrans d’ordinateur, de racks, de boîtes à rythme, toutes choses courantes dans les studios d’aujourd’hui.
Et je me suis souvenu comment j’ai fait certains sons et cela m’a semblé un peu folklorique, mais tout de même assez drôle. Par exemple, j’avais trouvé au marché aux puces tout un lot d’instruments de mesure qui avaient la forme de diapasons de différentes grosseurs. Suspendus à des ressorts d’acier et tournant sur eux-mêmes en montant et en descendant par le fait même de leur poids, ces diapasons émettaient un son vrillé et fluctuant qui se répercutait dans le ressort en une sorte d’écho du plus joli effet. J’avais inventé un autre instrument : simple fil de nylon, mais très long, de quinze mètres peut-être. Tendu au travers du studio, avec un micro en contact à une des extrémités, j’attaquais le fil avec une baguette de bois, ce qui produisait un bizarre son électronique que seul le micro pouvait entendre.
Ce qui était drôle et un peu éprouvant, c’est que le fil était si long que pour obtenir des mélodies, il fallait courir plusieurs mètres, et si le l n’avait pas été aussi long, il n’aurait pas sonné. Je me souviens même que pour le tendre, j’avais utilisé la poignée de la lourde porte du studio, ce qui me permettait, en la fermant, de jouer sur la tension du fil.
Et plein d’autres trucs, mais ça serait trop long à expliquer... Toutes ces images n’expliquent pas, bien sûr, pourquoi j’ai été coupé.
[Luc Ferrari]

Credits

  • Premiered 28 May 1973, Concert Ferrari (Groupe de Recherches Musicales de l’ORTF) at Théâtre Récamier, Paris

Record See all


Selected works — Boxset

10 CDs boxset
11 available
Buy

Composer See all


Luc Ferrari
About
fr
1929 – 2005

Never ceasing to investigate, Luc Ferrari leaves behind a body of work by turns exalting, noble, funny, intimate, and nocturnal. Like a mirror turned toward the Other, it reflects the world and its fantasies.

He had a weakness for women with accents.

Find the near-complete catalogue of his mixed music and sonic pieces at Maison ONA — about 150 works released over time.
1929 – 2005

N’ayant eu de cesse de questionner, Luc Ferrari nous laisse une œuvre tour à tour solaire, généreuse, drôle, intime ou nocturne. Tel un miroir tourné vers l’autre, s’y reflètent le monde et ses fantasmes.

Il avait un petit faible pour les femmes avec un accent.

Retrouvez chez Maison ONA la quasi-intégralité de ses pièces mixtes et sur support — soit environ 150 œuvres progressivement disponibles.