Bernard Parmegiani
Plain-temps
1993
acousmatic work
24'25
© 2018 / ONA 0479
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« With ears of flint, within the sonic mass, we carved — the object. »
« Nous avons taillé, l’oreille en silex, dans la masse sonore — l’objet. »
Description
fr
PLAIN-TEMPS (PLAIN/FULL TIME)
‘Plain-temps’… What fullness can then satisfy me in this “full-time”? My ear has moved away from the signs and sound games composed in 1993. These creatures are not dead. I am still listening to them. They prompt a new approach in me, another way of interpreting them, of manipulating them so as to have a new perspective. Is this why they re-emerge with such a fullness after their long sleep?
‘Plain-temps’ is a triptych composed between 1991 and 1993, including ‘Présent composé’ (Composed Present), ‘Entre-temps’ (Mid-time) and ‘Plain-temps’ (Plain Time). It is probably in these pieces that the power of Orpheus is most kept at a bay —in a quiet manner— and without resorting to either exercise or exorcism. The sound material is lighter, airier and more rare. Silences come through. Everyday sounds (doors, voices, footsteps, birds, insects, falling leaves, atmospheres, etc.), all “ephemeral” recordings, are set like recurrent anchors the musical meditation comes back to probe. They add to the “indifferent” and monastic beats of the clock (the same beats that structure ‘Entre-temps’ and return in ‘Plain-temps’). The concern seems to have moved: it is not so much a question of being carried away as to ask ourselves what can carry us away. This can be experienced in the “slowed down” and “measured” beats of Présence (third movement of ‘Présent composé’), or the beginning of ‘Entre-temps’ where we seem to be listening to the birth of musical duration through the slow set up of unrelated sound weavings. [Bernard Parmegiani]
‘Plain-temps’… What fullness can then satisfy me in this “full-time”? My ear has moved away from the signs and sound games composed in 1993. These creatures are not dead. I am still listening to them. They prompt a new approach in me, another way of interpreting them, of manipulating them so as to have a new perspective. Is this why they re-emerge with such a fullness after their long sleep?
‘Plain-temps’ is a triptych composed between 1991 and 1993, including ‘Présent composé’ (Composed Present), ‘Entre-temps’ (Mid-time) and ‘Plain-temps’ (Plain Time). It is probably in these pieces that the power of Orpheus is most kept at a bay —in a quiet manner— and without resorting to either exercise or exorcism. The sound material is lighter, airier and more rare. Silences come through. Everyday sounds (doors, voices, footsteps, birds, insects, falling leaves, atmospheres, etc.), all “ephemeral” recordings, are set like recurrent anchors the musical meditation comes back to probe. They add to the “indifferent” and monastic beats of the clock (the same beats that structure ‘Entre-temps’ and return in ‘Plain-temps’). The concern seems to have moved: it is not so much a question of being carried away as to ask ourselves what can carry us away. This can be experienced in the “slowed down” and “measured” beats of Présence (third movement of ‘Présent composé’), or the beginning of ‘Entre-temps’ where we seem to be listening to the birth of musical duration through the slow set up of unrelated sound weavings. [Bernard Parmegiani]
PLAIN-TEMPS
‘Plain-temps’… De quelle plénitude vais-je alors être comblé abordant le plain-temps ? De ces signes et de ces jeux sonores composés en 1993, mon oreille s’est éloignée. Ces êtres ne sont pas morts. Je les écoute. Ils éveillent en moi une nouvelle approche, une autre manière de les interpréter, de les manipuler afin d’établir entre eux de nouvelles relations. Est-ce ainsi, qu’après leur long sommeil, ils réapparaissent ayant acquis cette plénitude ?
‘Plain-temps’ est un triptyque composé entre 1991 et 1993, constitué du ‘Présent composé’, d’‘Entre-temps’ et de ‘Plain-temps’. C’est dans ces trois pièces, peut-être, que le pouvoir d’Orphée, très sereinement, est le plus tenu à distance —et sans qu’il soit besoin pour cela d’exercice, ni d’exorcisme. La matière sonore se fait plus aérienne, plus rare. Des silences percent. Les sons réalistes (portes, voix, pas, oiseaux, insectes, feuilles tournées, atmosphères, etc.), qui sont autant de “captures éphémères”, sont récurrents et semblent agir comme des points d’ancrage que la méditation musicale revient toujours interroger. Sans parler des battements “indifférents” et monastiques de la pendule (battements qui structurent ‘Entre-temps’, et reviennent dans ‘Plain-temps’). Le propos semble s’être déplacé : il s’agit moins d’être emporté que de s’interroger sur ce qui emporte —ainsi qu’en témoigne le temps “ralenti” et “ausculté” de Présence, (troisième mouvement du ‘Présent composé’), ou le début d’‘Entre-temps’, où il nous semble assister, au travers de la lente mise en place du tissage sonore d’éléments disparates, à la naissance même de la durée musicale. [Bernard Parmegiani]
‘Plain-temps’… De quelle plénitude vais-je alors être comblé abordant le plain-temps ? De ces signes et de ces jeux sonores composés en 1993, mon oreille s’est éloignée. Ces êtres ne sont pas morts. Je les écoute. Ils éveillent en moi une nouvelle approche, une autre manière de les interpréter, de les manipuler afin d’établir entre eux de nouvelles relations. Est-ce ainsi, qu’après leur long sommeil, ils réapparaissent ayant acquis cette plénitude ?
‘Plain-temps’ est un triptyque composé entre 1991 et 1993, constitué du ‘Présent composé’, d’‘Entre-temps’ et de ‘Plain-temps’. C’est dans ces trois pièces, peut-être, que le pouvoir d’Orphée, très sereinement, est le plus tenu à distance —et sans qu’il soit besoin pour cela d’exercice, ni d’exorcisme. La matière sonore se fait plus aérienne, plus rare. Des silences percent. Les sons réalistes (portes, voix, pas, oiseaux, insectes, feuilles tournées, atmosphères, etc.), qui sont autant de “captures éphémères”, sont récurrents et semblent agir comme des points d’ancrage que la méditation musicale revient toujours interroger. Sans parler des battements “indifférents” et monastiques de la pendule (battements qui structurent ‘Entre-temps’, et reviennent dans ‘Plain-temps’). Le propos semble s’être déplacé : il s’agit moins d’être emporté que de s’interroger sur ce qui emporte —ainsi qu’en témoigne le temps “ralenti” et “ausculté” de Présence, (troisième mouvement du ‘Présent composé’), ou le début d’‘Entre-temps’, où il nous semble assister, au travers de la lente mise en place du tissage sonore d’éléments disparates, à la naissance même de la durée musicale. [Bernard Parmegiani]
Credits
- Premiered during the 1993 Cycle Acousmatique at the Studio 104 of the French Radio House in Paris on June 14th 1993
- 1998 version
© G. Vivien
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Bernard Parmegiani
About
fr
1927 – 2013
Bernard Parmegiani is a pioneer and leading light of electroacoustic music. He leaves behind him a vast and fascinating œuvre, a priceless heritage for today's generation.
His life was structured around a few mainstays: working in a studio filled with machines, lighting a pipe filled with Amsterdamer, in the company of his wife (his “first ear”), and not least, a few affectionate cats.
Find the majority of his concert pieces at Maison ONA — over 50 mixed music and acousmatic pieces released over time.
Bernard Parmegiani is a pioneer and leading light of electroacoustic music. He leaves behind him a vast and fascinating œuvre, a priceless heritage for today's generation.
His life was structured around a few mainstays: working in a studio filled with machines, lighting a pipe filled with Amsterdamer, in the company of his wife (his “first ear”), and not least, a few affectionate cats.
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1927 – 2013
Immanquable phare, Bernard Parmegiani est une figure pionnière de la musique électroacoustique. Il laisse une œuvre vaste et fascinante, inestimable heritage pour la génération actuelle.
Sa vie reposait sur quelques fondements : travailler dans un studio rempli de machines, allumer une pipe de tabac Amsterdamer, être entouré par sa compagne et “première oreille”, sans oublier ses quelques chats affectueux.
Retrouvez chez Maison ONA la majorité de son œuvre musicale pour le concert — soit plus de 50 pièces mixtes et acousmatiques progressivement disponibles.
Immanquable phare, Bernard Parmegiani est une figure pionnière de la musique électroacoustique. Il laisse une œuvre vaste et fascinante, inestimable heritage pour la génération actuelle.
Sa vie reposait sur quelques fondements : travailler dans un studio rempli de machines, allumer une pipe de tabac Amsterdamer, être entouré par sa compagne et “première oreille”, sans oublier ses quelques chats affectueux.
Retrouvez chez Maison ONA la majorité de son œuvre musicale pour le concert — soit plus de 50 pièces mixtes et acousmatiques progressivement disponibles.