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Luc Ferrari
Far-West News n°1
de Santa Fé à Monument Valley
1998-99

radiophonic work
29'35

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« Then there’s the roads. »
« Et puis les routes. »
Luc Ferrari
Description
fr

At first the idea went something like this: a composer, with a weird life full of instrumental and electroacoustic compositions, specialist in travel microphones is planning to make a random trip across South-West USA.
The trip took place in September 1998.
Day after day, the highway unfolds in a (rental) automobile atmosphere, while the dates and places of the recordings are listed. Day after day, sound encounters are made, people are passed, life’s fabric is woven. Back home, after listening, a three-part composition takes shape, each part built in the same way out of different events.
What can be said about it? It’s not a report or a soundscape, not a Ho?rspiel or an electronic work. Not a portrait or a recorded reality exhibit. Not a transgression of reality or an impressionist account. Not a so on or so forth. It’s a composition.
At first I thought it was manifest, a soft, derisory manifesto. I also thought that my radiophonic compositions were a new way of writing a biographical book.
Then I called it a sound poem that was based around a real voyage. It may very well be that poetry is playing through life like an accordion and that composition in some cases, especially in mine, and increasingly in my life, is a perverted game with truth.
What more can be said? The subtitle could be ‘sound poem after nature’. And what else?

Far-West News N°1:
De Santa Fé à Monument Valley (mars 1999), 29’35
September 11th to 16th 1998

Stopover at Houston. It’s about the same time as it was when we left Paris. It’s raining heavily. Another plane takes us and leaves us in Albuquerque. It’s late afternoon. It’s sunny.
The agency confirms that our rental car is waiting. ‘Take the Sabre’ the man in charge tells us. I’m not used to driving an automatic, and I have trouble moving into reverse and finding the brake pedal. Then I drive the wrong way up a one-way lane in the parking lot. The man scolds me gently. I tell him that I can’t get the trunk open either. Finally, we get our luggage into the trunk and the man, with a touch of concern in his voice, wishes us a nice trip. ‘For Santa Fe just turn right at the bottom and it’s straight ahead.’
Sunset on the desert. Tomorrow I’m starting my recordings. I feel like I haven’t slept for a long time.
In Taos, in the Indian Pueblo-village, I listen with my headphones, for the first time, to the sound of my footsteps on this foreign soil. A dry, crunching sound, not European, the same sound until the end of the trip.
Then there’s the roads. The silence of the road.
At noon, we’ve got to get something to eat. It’s usually hard to recognise the places where it’s possible. Often it’s a sort of shack hidden behind gas pumps at an intersection. It’s full of people from nowhere, considering the fact that we haven’t seen a single house for hours. A friend had warned us, ‘when you see a gas station, fill her up’ and I soon learned that when you see anything resembling a restaurant, you’d better get something to eat. Tres Piedras, Teek Nos Pos, each one offering unforgettable sandwiches.
I wanted to see Monument Valley. Now here we were. So many films and ads with cowboys, so many pictures seen over and over again. You know the place by heart, and yet it’s altogether different. Then there’s the sound of my footsteps.
[Luc Ferrari]
Au départ, l’idée était quelque chose comme : un compositeur ayant eu une vie bizarre, remplie de compositions instrumentales et électroacoustiques, spécialiste du micro voyageur, a le projet de faire un parcours aléatoire dans le sud-ouest américain.
Ce voyage a eu lieu en septembre 1998.
Jour après jour, la route se déploie, les enregistrements sont datés, les lieux indiqués sur ambiance de voiture (de location), jour après jour, des rencontres sonores se font, des gens sont croisés, la vie est tissée.
Au retour et après écoute, se précise le contour d’une réalisation en trois parties, chacune construite de la même manière et avec des événements différents.
Après, que dire là-dessus !
Cela n’est ni un reportage, ni un paysage sonore, ni un Hörspiel ni une œuvre électro, ni un portrait, ni une exposition d’enregistrements du réel, ni une transgression de la réalité, ni une narration impressionniste, ni etc.
C’est une composition.
J’ai d’abord pensé qu’elle était manifeste, mais un manifeste doux et dérisoire.
J’ai pensé aussi que mes compositions “radiophoniques” étaient une nouvelle manière d’écrire un livre biographique. Ensuite j’ai appelé ça poème sonore autour d’un voyage réel tant il se peut que la poésie joue avec la réalité comme d’un accordéon, que la composition dans certains cas, surtout dans le mien et progressivement dans ma vie, est un jeu pervers avec la vérité.
Que dire encore… que le sous-titre pourrait être “poème sonore d’après nature”. Quoi d’autre ?

Far-West News N°1 :
De Santa Fé à Monument Valley
Du 11 au 16 septembre 1998

Transit à Houston. Il est à peu près la même heure que quand nous sommes partis de Paris. Il pleut complètement. Un autre avion nous prend et nous dépose à Albuquerque. C’est la fin de l’après-midi. Il fait beau.
L’agence nous confirme que la voiture de location nous attend. “Prenez La Sabre” nous précise le responsable. Peu habitué à la conduite automatique, je ne trouve ni la marche arrière ni le frein et je prends un sens interdit dans le parking.
Le responsable me réprimande gentiment. “En plus, dis-je, je n’arrive pas à ouvrir le coffre”. Nous chargeons nos bagages. Il dit avec un zeste d’inquiétude “Bonne route, pour Santa Fé c’est en bas à droite et puis c’est tout droit”.
Coucher du soleil sur le désert. Demain je commence mes enregistrements. Il me semble qu’il y a longtemps que je n’ai pas dormi.
À Taos dans le village indien Pueblo, à travers mes écouteurs j’entends pour la première fois le bruit de mes pas sur cette terre étrangère. Toujours et jusqu’au bout du voyage ce même son sec et crissant. Pas européen.
Et puis les routes. Le silence de la route.
À midi il faut bien manger quelque chose. C’est la plupart du temps difficile de reconnaître où c’est possible. Généralement c’est dans un croisement une sorte de baraque cachée derrière des pompes à essence. C’est plein de gens venus de nulle part puisqu’on n’a pas vu une seule maison depuis des heures. Comme nous avait dit un ami “quand vous voyez de l’essence prenez-en” j’ai appris aussi que quand on voyait quelque chose qui ressemblait à un resto il valait mieux manger ! Tres Piedras, Teek Nos Pos, autant de Sandwichs inoubliables.
Je voulais voir Monument Valley. Là nous y sommes. Tant de films, tant de pubs avec cow-boys, tant d’images vues et revues. On pourrait tout réciter par cœur.
Mais c’est pourtant complètement différent ! Et puis le bruit de mes pas.
[Luc Ferrari]

Credits

  • Commissioned by NPS Hilversum
  • Premiered in Amsterdam, 1999
  • Voiceover: Brunhild Meyer-Ferrari, Dan Warburton, Gérard Pape & Stéphane Kim
© B. Ferrari

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Selected works — Boxset

10 CDs boxset
22 available
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Luc Ferrari
About
fr
1929 – 2005

Never ceasing to investigate, Luc Ferrari leaves behind a body of work by turns exalting, noble, funny, intimate, and nocturnal. Like a mirror turned toward the Other, it reflects the world and its fantasies.

He had a weakness for women with accents.

Find the near-complete catalogue of his mixed music and sonic pieces at Maison ONA — about 150 works released over time.
1929 – 2005

N’ayant eu de cesse de questionner, Luc Ferrari nous laisse une œuvre tour à tour solaire, généreuse, drôle, intime ou nocturne. Tel un miroir tourné vers l’autre, s’y reflètent le monde et ses fantasmes.

Il avait un petit faible pour les femmes avec un accent.

Retrouvez chez Maison ONA la quasi-intégralité de ses pièces mixtes et sur support — soit environ 150 œuvres progressivement disponibles.